Aéroflorale

Lu ce matin, dans Presse-Océan, le journal nantais :

« L’ingéniosité nantaise ne cesse de s’exporter… Après le bateau-lavoir de Nantes envoyé l’été dernier en Corée du Sud, c’est au tour de l’Aéroflorale, une drôle de serre volante, de s’envoler pour Taïwan, à Taipei très exactement, à l’occasion d’un salon d’ornementations florales, au mois d’août prochain. Cet objet insolite a été conçu par François Delarozière et son association de constructeurs La Machine, la même année que le bateau-lavoir (par le même constructeur sur une idée de Pierre Oréfice), en pleines Floralies 2004.

La serre volante appartient au Service des espaces verts et de l’environnement de la ville de Nantes (Seve). Elle a navigué dans divers lieux, dont Chaumont en 2007 (festival des jardins sur le thème « Mobiles ! Des jardins pour un monde en mouvement ») et Toulouse en octobre dernier. ….

….Et demain ? « Cette « aéroflorale » a été prévue pour voyager », explique Jacques Soignon, directeur des espaces verts de la ville de Nantes. « Elle est végétalisée et montre la biodiversité. Nous avons effectivement une destination asiatique dans le cadre de nos missions. C’est une façon d’illustrer le savoir-faire nantais. Tout est en train de se caler »….

….La ville de Taipei à Taiwan devrait en prendre plein les mirettes avec l’arrivée de ce jardin volant !

Stéphane Pajot – Presse-Océan

La marque de ville se construit aussi autour de l’imaginaire et des histoires qui sont racontées. Nantes sait utiliser un imaginaire issu de Jules Verne pour démontrer sa capacité à innover, au delà de l’éléphant mécanique de l’Ile de Nantes.
C’est la mise en oeuvre du principe d’utilisation des forces du passé que j’ai retrouvé dans un article récent de City Mayors consacré au city branding .
S’il s’agit de tirer ses forces des traces du passé, à l’exemple de Rome cité dans l’article, il est cependant nécessaire de les rattacher au présent.
En ce sens la fête des lumières développée par Lyon me parait plus emblématique. Comment à partir d’une tradition retrouvée, mettre en valeur les savoirs d’aujourd’hui et mobiliser la ville autour de ce mélange de passé et de futur.

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