en chansons

Je suis fasciné par les initiatives privées qui, sans toujours en être conscientes, font beaucoup plus pour le branding et la renommée d’une ville que toutes les campagnes des collectivités.

Dernier exemple en date, trouvé ce matin dans un journal local, une chanson intitulée sobrement « Nantes » renoue ainsi avec la tradition des siècles passés.

En effet Nantes était, avant le début du XXème siécle, une des villes les plus présentes dans les chansons, tant dans le répertoire populaire terrien, que bien sûr dans les chansons de marins qui ont véhiculé son nom dans le monde entier.

La « société civile » comme il est coutume de l’appeler est bien le meilleur vecteur du branding de la ville.

Deux autres exemples, parmi tant d’autres :

– l’un, local, avec la radio européenne « EuradioNantes » qui constitue une illustration parfaite de ce principe. De la réaction de colère d’une journaliste au « Non » français au référendum européen est né cette radio qui rassemble des jeunes journalistes de différents pays de l’UE, venus compléter leur formation. A terme, si Nantes sait maintenir et favoriser cette initiative, cela constituera un réseau sans égal dans les médias européens.

– l’autre, national, avec la série télé « Plus belle la vie » qui fait une pub extraordinaire pour Marseille et son quartier du Mistral (avec tous les produits dérivés : livre de recettes, histoires, …)

J’ai la certitude que les campagnes du type « invest in Reims » qui pourtant cartonne bien en ce moment sur Canal+, ne rendent pas la moitié du jus de ces initiatives.

Mais comment susciter ces initiatives et surtout comment accepter de ne pas les maitriser totalement, voilà un beau sujet d’études.

Car, pour reprendre la conclusion du journaliste dans l’article cité : « En émettant un petit regret qui nous hante un tantinet. Le fait que Nantes ne soit citée que pour la rime et non pour ce qu’elle aurait pu représenter dans l’imaginaire d’un chanteur. Barbara, reviens-nous!  » , le risque est que les retombées en matière de renommée ne soit pas ceux qui auraient pu être souhaités par les décideurs politiques.

Mais sans risque pas de vie … et pourquoi aller s’installer dans une ville morte ?

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