Le workshop de La Baule

Vendredi dernier, 5 juin, il fallait se lever de bonne heure pour assister à l’atelier thématique « Branding the city », dans le cadre de la 7ème conférence sur l’attractivité des investissements en Europe (World Investment Conference – WIC) .
Ceux qui ont fait l’effort ne l’ont pas regretté. D’abord parce qu’il y avait du beau monde dans l’assistance (entre autres les bloggeurs Boris Maynadier et Vincent Gollain, des consultants de haut niveau, des professionnels, …) ensuite parce que dans l’ensemble, les présentations étaient intéressantes .
Cet atelier a commencé par une présentation de Natalie Rastoin, DG d’Ogilvy France qui a bien posé le débat autour des thématiques de la marque de territoire, des logos des grandes métropoles (tous en noir et rouge … est-ce un hasard?). Le logo et la baseline sont la fin d’un process … dont on ne peut faire l’économie. La création, le développement et la maintenance de la marque passe par la mise en place d’une véritable relation de confiance avec un groupe de « clients » .
Elle propose une décomposition de ces « clients » en trois groupes : les habitants, les entreprises et les touristes qui ont tous des besoins différents. La marque doit donc avoir des messages différents, mais bien entendu cohérents entre eux.
Pour ma part, je pense que dans les cibles, il faut ajouter les étudiants et les chercheurs qui me paraissent devoir être traités à part.

Quatre autres présentations ont suivi dont deux qui ne m’ont pas convaincu . La première, celle du DG de Marketing Frankfurt dont j’ai retenu qu’il mettait en avant la qualité de vie et ses saucisses, et la seconde, celle d’un cinéaste qui réalise de superbes films (il nous a présenté Londres et Dubaï) , mais qui m’interpellent en termes d’efficacité du message.
La troisième, celle d’Andy Levine , directeur de la société new-yorkaise DCI (Development Counsellors International) proposait 5 règles pour la marque de territoire :

R1- Soyez différents (et réellement différents ! ) Trouvez où se cache votre réelle valeur ajoutée pour vos cibles.
R2- un logo ne donne pas une stratégie –
R3- un veau ne se vend pas lui-même – la manière dont les autres parlent de vous est importante et c’est cela qu’il vaut mettre en avant
R4- trouvez le bon équilibre entre les messages vis à vis de votre population et ceux que vous destinez à l’extérieur
R5- Une seule marque de territoire est bien en théorie, mais cela marche rarement. Il vaut mieux cibler .

Jean Louis Missika nous a révélé le message de Paris pour se replacer dans la course aux capitales innovantes. Ce message s’appuie sur l’histoire (crédibilité, le message n’est pas artificiel, il s’ancre dans un passé riche, …) et donne une vision pour l’avenir .

C’est à Natalie Rastoin qu’est revenue la difficile tâche de résumer l’atelier en séance pleinière. Voici ce que j’ai noté de ses conclusions :
– s’investir à fond dans la phase d’analyse pour avoir un bon brief.
– organiser explicitement la hiérarchie des buts et leurs interactions
– être cohérent et non monolithique dans les messages
– s’organiser pour que la population locale s’approprie la marque
– trouver le bon équilibre entre les média tangibles et intangibles
– mesurer pour être en capacité de réagir.

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